Devanture du Cégep de Victoriaville

Cet article traite de la naissance à aujourd’hui des Cégeps du Québec. Ces institutions, fierté du Québec et unique au monde, sont vieux de 50 ans. Ils sont nés lors de la remise des constats de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement de la province du Québec, plus connue sous le nom de la Commission Parent.

La Commission Parent  a permis, en partie, la démocratisation de l’éducation québécoise. Avant la publication de ces constats, l’éducation au Québec en 1960 était au point mort.

L’éducation en 1960 paralysée

En effet, depuis des décennies, le Québec à cette époque vivait une époque nommé la Grande Noirceur. Le Gouvernement et l’Église avaient main mise sur toutes les branches du monde politique au Québec.

Précisément, le gouvernement Duplessis déléguait certaines compétences provinciales à l’Église qui contrôlait les programmes voués à l’éducation.

Jean-Paul Desbiens, alias Frère Untel, cité plus bas, nous décrit très bien, selon lui, la morosité de la pensée Québécoise causé par les failles du système éducatif Québécois choisie par l’Église en 1960:

L’échec de notre système d’enseignement est le reflet d’un échec, ou en tout cas, d’une paralysie de la pensée elle-même. Personne n’ose penser, au Canada français. Du moins, personne n’ose penser tout haut. L’absence de tout dialogue sérieux, dans la province, nous stigmatise de la plus inexpiable façon. (Les insolences du Frère Untel, Montréal, Les Éditions de l’homme, 1960, p. 55.)

En revanche, cette période creuse pour la pensée québécoise fut brisée par des gens comme Jean-Paul Desbiens qui sont des acteurs importants de la Révolution Tranquille.

Ainsi, ce fut un grand impact, car le livre Les insolences du Frère Untel fut vendu à 100 000 exemplaires lors des six premiers mois de sa parution.

La Révolution de l’éducation québécoise

Par la suite, ladite Révolution Tranquille naît et changea l’éducation et l’avenir de notre société.  À partir de 1964, plusieurs constats fut émis par la Commission Parent afin de révolutionner l’éducation.

Parmi ceux-ci, deux permettent de comprendre leur importance pour l’évolution de l’éducation au Québec vers la modernité :

  • Création du Ministère de l’Éducation et retirer le contrôle de l’Église sur l’éducation québécoise,
  • Admettre le droit à tous et à toutes à pouvoir jouir du droit à l’accès  à l’éducation.

Avenir des Cégeps au Québec selon plusieurs points de vues

Dans les Cégeps, beaucoup d’étudiants collégiaux critiquent que l’accès à l’éducation supérieure devient de plus en plus cher.

Dans le passé proche, des mobilisations étudiantes en 2012 ont contestées la hausse significative des frais de scolarité par le Gouvernement du Québec.

Cette hausse des frais de scolarité représente un autre barrage à l’accès équitable à l’éducation supérieure.

Compressions budgétaires par le Gouvernement

En effet, entre 2015 et 2016, selon l’étude Le financement du réseau collégial
québécois Quelques pistes de solution de la FECQ (Fédération Étudiante Collégiale du Québec), on peut voir des compressions de 75 millions dans le financement des Cégeps.

Pour plusieurs acteurs politiques de la province du Québec, ces politiques d’austérités rendent les services de ceux-ci moins présent ou inexistant. Visionner le reportage de Mathieu Dion sur YouTube:

 

En terminant, cher lecteur ou lectrice, je vous invite à vous questionner sur cette question ouverte :

Pensez-vous que notre système d’éducation est efficace et accessible pour tous ? Laisser votre avis dans le zone des commentaires.